Buffet

C’est un buffet de huit pieds en Montre (longueur du plus grand tuyau de façade).

 Cette façade en étain fin comprend les basses de la Montre, et la 2ème octave du second huit pieds (baptisé ‘Flûte’).

La boiserie (pin et sapin) est revêtue d’une peinture faux-bois rouge, et rehaussée d’ornements en bois doré.

Dans la plupart des anciens buffets d’orgue français, chaque tourelle est surmontée d’un entablement, pièce de menuiserie qui contribue à donner au meuble une certaine élévation, mais aussi un aspect quelque peu massif. C’est une règle quasi absolue, bien que certains, comme nous l’apprend Dom Bedos,  en critiquent le bien-fondé architectural.

L’exception est ici remarquable. Pas d’entablement, mais de simples claires-voies couronnées d’ornements sculptés, dans la continuité du décor des plates-faces et des côtés des grandes tourelles.

La tourelle centrale (ci-contre) est couronnée d’instruments de musique

ci-contre : couronnement de la grande tourelle de gauche
(côté ut).

plate-face et grande tourelle de droite (côté ré) : détail

      
Chaque tourelle se termine, à sa base, par un cul-de-lampe formé de feuilles d’acanthe sculptées et dorées (ci-contre: grande tourelle côté ré).
Un autre exemple de ce décor, assez peu courant sous cette forme, orne le magnifique buffet d’orgue (1771) de Saint Pons de Thomières (culs-de-lampe des deux grandes tourelles).
Entre le soubassement et l’étage de la Montre, un entablement marque l’élargissement du buffet. Il est construit en trois parties, suivant les règles de l’art : de bas en haut, l’architrave (soulignée d’un filet d’or), la frise (boiserie sans ornements) et la corniche (sculptée et ornée de dorures). Sous les deux plates-faces, les planches de la frise sont mobiles. On peut les retirer pour accéder aux tampons de layes, qui ferment l’avant des sommiers.
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